C’est aussi l’alerte canicule pour les oiseaux. Pour les sauver en cas de déshydratation, voici les gestes de premiers secours à adopter et les erreurs à éviter, absolument.
Les températures caniculaires et l’absence prolongée de pluies ne mettent pas seulement à rude épreuve la résistance humaine : elles affectent aussi et de manière silencieuse la faune sauvage qui peuple nos centres urbains. Dans les jardins publics, sur les balcons d’immeubles ou le long des trottoirs, il est de plus en plus fréquent de tomber sur des spécimens adultes ou des oisillons incapables de reprendre leur envol, car affaiblis ou déshydratés.
Comment intervenir à temps ? Les spécialistes invitent à surveiller certains indicateurs cliniques précis : une respiration anormalement rapide avec le bec ouvert, un état de léthargie manifeste, une désorientation, une perte de coordination des mouvements ou encore l’incapacité à tenir debout sont les symptômes sans équivoque d’un choc thermique en cours.
Le protocole d’hydratation et la mise en sécurité de l’animal
Lorsque l'on recueille un animal mourant, la rapidité d'action conditionne sa survie, mais chaque opération doit suivre un protocole vétérinaire strict. La première action consiste à lui administrer de petites quantités d’eau fraîche : les soignants recommandent impérativement de l’hydrater au goutte-à-goutte sur la pointe du bec, en laissant le liquide couler naturellement.
Aussitôt après, l’oiseau doit être installé temporairement dans une boîte en carton percée de trous, dont le fond aura été tapissé de feuilles de journal propres. Ce contenant doit être placé dans un endroit calme de la maison, à l’abri de toute source de stress visuel ou sonore, en maintenant une température constante comprise entre 27 et 30 degrés Celsius pendant au moins trois heures au total.
Les gestes interdits et le choc thermique par contraste
L’erreur la plus fréquente, dictée par un désir instinctif mais dangereux de vouloir aider, consiste à forcer l’animal à avaler. Il ne faut jamais verser de liquides directement dans la gorge de l’oiseau, car cette pratique obstrue ses voies respiratoires supérieures et provoque un étouffement immédiat ou une pneumonie par aspiration.
De la même manière, toute tentative de refroidissement artificiel est proscrite. Il est donc interdit de mouiller les plumes ou d’utiliser de l’eau glacée : ces pratiques pourraient, en effet, déclencher un arrêt cardiaque dû à un choc thermique. Pour prévenir ces situations d’urgence, le conseil préventif est de placer en permanence dans les pots de fleurs ou dans les cours, une coupelle remplie de 3 ou 4 centimètres d’eau. Celle-ci doit être renouvelée chaque jour et dotée d’une petite pierre émergée pour permettre aux oiseaux d'y poser leurs pattes. De petits gestes qui peuvent faire toute la différence et sauver beaucoup de vies.
