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Îles Féroé : 706 dauphins tués en une journée, le plus grand massacre de l’histoire

  • 01 juin 2026 13:01

Plus de 700 dauphins ont été abattus le 27 mai aux îles Féroé, un chiffre qui dépasse, à lui seul, les deux tiers de l’ensemble des mammifères marins tués au cours de l’année 2025. Durant ces opérations, deux membres de l’équipage de Sea Shepherd ont été arrêtés alors qu’ils documentaient les chasses.

Trois chasses au dauphin, connues localement sous le nom de "grind", se sont déroulées simultanément sur l’archipel, situé à environ 320 kilomètres au nord de l’Écosse. Des scènes d’une violence inouïe ont montré des centaines de dauphins rabattus vers le rivage puis tués à coups de lances et de couteaux.

Au total, 706 animaux ont été tués, dont 406 rien qu’à Tórshavn, la capitale. Un massacre sans précédent, sans équivalent dans l’histoire récente des Féroé.

Les opérations ont rapidement tourné au chaos : les chasseurs eux-mêmes ont admis manquer de lances spinales, l’outil pourtant rendu obligatoire par la loi pour la mise à mort des cétacés. De nombreux animaux ont donc été achevés uniquement au couteau, prolongeant leur agonie jusqu’à la mort par hémorragie. Selon certains témoignages, le manque d’équipements et de personnel aurait également entraîné des actes encore plus brutaux : des dauphins écrasés contre les rochers, percutés par des embarcations ou gravement blessés par les hélices des moteurs.

Au milieu de ce carnage, deux activistes de l’ONG environnementale Sea Shepherd ont été interpellés par la police, accusés d’avoir entravé les chasses, une plainte déposée directement par les chasseurs. L’organisation rejette catégoriquement ces accusations et affirme que ses membres se limitaient à documenter ce qui se passait. Tous deux risquent désormais l’expulsion de l’archipel.

Ce qui s’est produit aux Féroé ne relève pas seulement d’une opposition entre tradition et modernité, ni d’un conflit entre des cultures aux sensibilités incompatibles. C’est quelque chose de plus subtil, de plus troublant : la démonstration qu’une pratique peut survivre à sa propre raison d’être.

Quand un abattage devient chaotique, improvisé et que l’agonie s’éternise, il ne reste plus grand-chose à quoi se raccrocher : ni la nécessité alimentaire, ni la maîtrise rituelle, ni même le respect, aussi discutable soit-il, que l’on devrait à tout acte qui ôte la vie. Il ne reste que la violence brute, documentée puis censurée.

Arrêter ceux qui filment ne fait pas disparaître ce qui a été filmé. Cela efface, au mieux, les dernières justifications.

Source : SeaSheperd

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