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Après des mois de polémiques en Italie, Punta Marina dit stop aux paons sauvages

  • 24 juin 2026 08:11

Une cohabitation devenue insoutenable est sur le point de déboucher sur l’un des transferts faunistiques les plus imposants et controversés de la côte romagnole. La célèbre colonie de paons sauvages qui a pris possession des rues de Punta Marina Terme, station balnéaire de la commune de Ravenne (nord-est de l’Italie), va être drastiquement réduite.

À l’issue d’une réunion publique particulièrement animée entre les riverains et l’administration locale, il a été décidé que seuls 50 des quelque 200 volatiles recensés pourront rester sur le territoire. Pour les 150 spécimens restants, un véritable plan de relocalisation vers des oasis protégées et des structures adaptées va être déployé, mettant ainsi un point final à un feuilleton médiatique qui, pendant des mois, a occupé les grilles des programmes télévisés italiens et attiré des reporters de toute l’Europe.

Les chiffres du recensement technologique et les désagréments de la cohabitation

Ce qui n’était, au départ, qu’une attraction touristique "insolite" s’est transformé en un problème de gestion complexe. En 2022, la population ne comptait qu’une soixantaine d’individus, mais le rythme de reproduction incontrôlé a poussé l’administration à ordonner un recensement officiel, réalisé notamment au moyen de drones professionnels.

Les relevés ont cartographié la présence géométrique de 50 femelles et 65 mâles adultes, auxquels s'ajoutent une part de 30 % de spécimens insaisissables ainsi qu’environ 50 nouveau-nés. Bien que l’AUSL de la Romagne (l’autorité sanitaire locale) ait certifié l’absence totale de risques sanitaires ou d’hygiène, le maire Alessandro Barattoni a souligné la nécessité de cette intervention. Celle-ci est devenue urgente suite aux plaintes répétées des résidents concernant la pollution sonore nocturne en période de reproduction et les dangers constants pour la sécurité routière.

Baguage et transfert : l’avenir de la colonie dans les bois

La complexe machine logistique de ce déménagement sera coordonnée en synergie avec les militants de l’association de défense des animaux Meta, qui veilleront au bien-être des volatiles lors des délicates opérations de capture et de transport vers les refuges. Les 50 spécimens qui obtiendront leur "visa de séjour" à Punta Marina seront immédiatement bagués à la patte afin de suivre de près l’évolution démographique de la colonie.

À plus long terme, les plans de la municipalité visent toutefois une séparation définitive entre le tissu urbain et ces oiseaux exotiques. L’objectif fixé d’ici trois ans prévoit en effet la création d’une zone naturelle aménagée dans le bois situé à l’arrière de la station balnéaire. C’est là que les paons restants seront définitivement confinés, garantissant ainsi la protection des animaux et la tranquillité des riverains.

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