Vous ne les verrez pas descendre le long d'un mât, ni porter un uniforme de pompier reconnaissable. Mais en Espagne, un groupe d'ânes fait bel et bien partie du corps des pompiers local.
À Doñana en Andalousie, un bataillon de 18 ânes contribue depuis dix ans à la sécurité de la région. Concrètement, les ânes permettent de réduire considérablement le nombre d’incendies de forêt. Mais comment s’y prennent-ils ?
En réalité, les ânes créent des coupe-feu. En broutant l'herbe, les branches, les ronces et les orties, ils forment en quelque sorte des bandes qui empêchent le feu de se propager. Ils créent ainsi des zones tampons naturelles contre les feux de forêt, les feux de lande et autres feux de végétation.
Ils éliminent les matériaux inflammables. Ils nettoient les chemins, les fossés et les prairies en broutant les mauvaises herbes.
Les ânes se déplacent aisément sur les terrains accidentés. Ils évoluent sans peine dans des paysages accidentés, où les moutons ou les chèvres risquent de se blesser rapidement.
La protection des sols est également un facteur important. En effet, les ânes compactent moins le sol que le bétail de plus gros gabarit. Leur caractère calme est également un atout majeur au sein du corps des pompiers. De plus, leur forte résistance aux maladies les rend particulièrement adaptés.
Dans la zone d'intervention des ânes à Doñana, aucun incendie ne s'est jamais déclaré. Les ânes travaillent toujours sous surveillance et complètent le travail des hommes et des machines dans les forêts inaccessibles aux tracteurs.
