Preloader

Bonne nouvelle : le castor d’Europe est de retour sur les rives du Tessin après des décennies d’absence

  • 02 juin 2026 15:49

Le castor d’Europe est de retour sur le fleuve Tessin après des décennies d’absence. Les parcs MAB UNESCO lancent un programme de suivi, qui s’appuiera notamment sur les signalements des citoyens.

Le castor d’Europe est de nouveau en train de coloniser les rives du Tessin, un événement que les autorités locales qualifient de grande importance écologique. Après une première observation enregistrée en décembre 2024 à Castelletto di Cuggiono, dans la province de Milan, de nouvelles traces et signalements ont confirmé une présence de plus en plus stable le long du cours d’eau.

Ce phénomène est désormais officiel grâce aux quatre parcs de la réserve de biosphère MAB UNESCO "Ticino, Val Grande, Verbano", qui ont conclu un accord conjoint pour le suivi scientifique de l’espèce. Les preuves les plus évidentes de la présence de ce rongeur sont les marques typiques de ses morsures sur les troncs, signes sans équivoque de son passage et de son activité de construction.

L’ingénieur de la nature et son rôle dans les écosystèmes fluviaux

Qualifié par les spécialistes de véritable "ingénieur de la nature", le castor est connu pour sa capacité à modifier l’environnement fluvial grâce à ses barrages et à d’autres structures naturelles. Ces aménagements peuvent contribuer à réduire le risque de crues et à améliorer les habitats, en créant des zones humides plus riches en biodiversité.

D’après les observations recueillies en Europe, où l’espèce est déjà bien implantée, son activité peut aussi favoriser la restauration des écosystèmes fluviaux. L’objectif affiché est clair : garantir une cohabitation équilibrée entre faune sauvage et activités humaines, sans conflits avec l’agriculture ni avec les infrastructures.

Le plan des parcs : étude, contrôle et signalements des citoyens

Pour gérer au mieux la présence du castor, les parcs du Tessin ont lancé un programme d’étude et de suivi partagé. Gardes-parcs et bénévoles sont déjà actifs sur le terrain pour cartographier les déplacements, terriers et indices d’activité, dans le but de comprendre l’impact réel de l’espèce sur l’écosystème.

Le rôle des citoyens sera lui aussi déterminant, dans le cadre d’une véritable mission de sciences participatives. Canoéistes, pêcheurs et randonneurs sont invités à signaler d’éventuelles observations ou traces aux organismes compétents, devenant ainsi des acteurs à part entière du suivi environnemental.

Comment reconnaître le castor et distinguer les espèces

Les autorités environnementales rappellent qu’il ne faut pas confondre le castor avec le ragondin, souvent présent dans les mêmes zones. Le castor est en effet plus grand et se reconnaît à sa queue plate et écailleuse, ainsi qu’à ses dents orangées caractéristiques, dont la forte teneur en fer les rend particulièrement résistantes pour ronger le bois. Herbivore, le castor se nourrit de végétation rivulaire et d’arbres, contribuant indirectement à la transformation du paysage fluvial. Un retour porteur d’espoir, signe que la nature se réapproprie lentement ses droits le long du Tessin.

Partager: