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À Bologne, les propriétaires de chiens doivent-ils vraiment avoir de l’eau pour nettoyer le pipi dans la rue ?

  • 08 juin 2026 14:16

À Bologne, le maire Matteo Lepore invite les citoyens qui ont des chiens à utiliser de l’eau pour nettoyer l’urine dans les rues : un débat s’ouvre entre propreté urbaine, sens civique et nouvelles règles de vie en communauté. 

Lors d’une intervention télévisée dans l’émission Dedalus, le maire de la ville, Matteo Lepore, a lancé un message qui va faire débat : toute personne qui promène un chien devrait se munir d’une petite bouteille d’eau pour nettoyer l’urine laissée sur les trottoirs, sous les arcades et sur l’espace public. Il ne s’agit pas encore d’une obligation, mais d’une invitation visant à renforcer la propreté urbaine et la responsabilité individuelle.

Une proposition qui divise citoyens et administration

Selon M. Lepore, la gestion des espaces partagés passe aussi par de petits gestes du quotidien, en particulier durant les mois d’été lorsque les odeurs et l’hygiène deviennent des sujets plus sensibles. L’idée est simple : verser de l’eau pour diluer et éliminer les résidus laissés par les animaux de compagnie. Une mesure qui, selon la municipalité, vise à renforcer le civisme sans pour autant introduire de sanctions immédiates.

Le précédent de Livourne et la question des amendes

Ce débat s’inscrit dans un contexte déjà tendu. À Livourne, le maire Luca Salvetti a déjà pris un arrêté qui oblige à nettoyer l’urine des chiens avec de l’eau, sous peine d’amendes allant de 25 à 500 euros. Une mesure valable jusqu’au 31 octobre 2026, qui constitue un précédent concret et bien plus strict que la position adoptée à Bologne.

Villes, animaux et vivre-ensemble

Au cœur des discussions demeure la relation entre les citadins et les animaux de compagnie dans l’espace public. D’un côté, il y a la préservation de la propreté urbaine ; de l’autre, la gestion pratique du quotidien des propriétaires de chiens. L’appel des municipalités vise à désamorcer les tensions de plus en plus fréquentes entre riverains, en particulier dans les zones densément peuplées. Une question reste en suspens : quelle est la direction que prendront les villes italiennes, simple recommandation ou futur durcissement des règles ?

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