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Voici la plus silencieuse des îles grecques : sans voitures, seulement des sentiers sauvages, la mer et le parfum du thym

  • 26 mai 2026 08:25

Donoussa est la plus isolée des Petites Cyclades : 13 km², un peu plus de deux cents habitants, des plages intactes et un rythme que le tourisme de masse n’a pas encore rattrapé.

Les voitures, à Donoussa, ne servent à rien : l’île se traverse à pied en moins de deux heures. Les villages y sont au nombre de quatre et la route principale n’est qu’un sentier bordé de thym sauvage et de maquis méditerranéen. Treize kilomètres carrés à l’extrême nord-est des Petites Cyclades, entre Naxos et Amorgos, un peu plus de deux cents habitants selon le recensement de 2021, un chiffre appelé à diminuer pendant la saison hivernale.

Ici, pas d’aéroport ni de trafic. Depuis 2011, l’île n’a même plus de mairie, elle est rattachée administrativement à la commune de Naxos et des Petites Cyclades.

Stavros

Stavros est le principal village et le port de l’île, là où se concentre tout ce qui existe, ce qui est, par ailleurs, très limité. Des maisons blanches disposées en amphithéâtre autour de la baie, l’église de Timios Stavros, quelques tavernes et de rares hébergements. La plage est à quelques pas, réputée pour son sable fin et ses eaux transparentes. C’est juste devant cette plage que repose l’épave d’un destroyer allemand coulé pendant la Seconde Guerre mondiale. Lorsque la mer est calme, on l’aperçoit depuis la surface de l’eau sans même avoir besoin de plonger.

Les autres villages

Mersini, sur le versant sud-est, fait figure d’exception dans le paysage cycladique : il s’épanouit au milieu des platanes, roseaux et d’une source naturelle qui constitue l’unique point d’eau potable de l’île. Cette verdure est inattendue. À proximité se trouve l’église d’Agia Sofia, qui accueille une grande fête chaque année en septembre. Messaria, quant à lui, se résume à quelques maisons en pierre au milieu des potagers. Kalotaritissa, à l’extrémité nord, est le village le plus isolé ; en hiver, seuls de très rares habitants continuent d’y vivre.

Les plages

Kedros est la plus grande plage de sable doré de l’île, avec des fonds clairs et l’épave allemande accessible à la nage. Livadi est plus longue et plus isolée, sans aucun service. Kalotaritissa Beach est la plus sauvage, entre galets et criques et avec pour seule infrastructure une taverne saisonnière. Enfin, Stavros Beach est la plage du village : pratique, elle se situe à quelques pas seulement du port.

L’île abrite également deux grottes marines, accessibles en bateau au départ de Stavros. Il s’agit de Fokospilia, sur le versant est de l’île, au pied des falaises du cap Moschona, qui doit son nom aux phoques moines qui y vivaient autrefois, aujourd’hui devenus extrêmement rares, et de Tihos, sur le versant nord-ouest, dans la baie de Ksilobati, caractérisée par une série de stalactites qui filtrent la lumière à l’entrée.

Les sentiers

Donoussa dispose d’un réseau de sentiers balisés qui relient tous les villages. L’itinéraire principal va de Stavros à Kalotaritissa, en traversant des vignobles, des oliveraies et d’anciennes mines de cuivre et de calamine, avec la mer presque toujours en toile de fond. Sur le sentier n° 4, de Kedros à Messaria, vous pourrez croiser le moulin abandonné de Kato Mylos, utilisé pendant des siècles pour moudre le blé de l’île, aujourd’hui privé de ses ailes.

Comment s’y rendre

Depuis le Pirée, en basse saison, partent environ trois traversées par semaine, un nombre qui augmente en été. Autre possibilité ? Faire escale à Naxos ou à Paros. La traversée dure en moyenne entre sept et neuf heures. En hiver, certaines liaisons sont annulées en raison du mauvais temps. La meilleure période pour s’y rendre s’étend incontestablement de la fin du printemps au début de l’été, avant que le meltem (le vent typique qui souffle sur la mer Égée) ne rende les traversées plus mouvementées. Le mois d’août apporte quelques visiteurs supplémentaires, pour la plupart grecs, même si la fréquentation reste limitée et très loin des chiffres du tourisme de masse.

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