Ils ont autrefois appartenu au célèbre baron de la drogue et sont sur le point d'être abattus, faute de solutions pour les relocaliser.
La lignée d’hippopotames importée par Pablo Escobar descend de quatre spécimens africains. Ils ont été ramenés d’Afrique pour le parc animalier du baron de la drogue, niché dans le domaine de l’Hacienda Nápoles. Quand la police colombienne a neutralisé Escobar en 1993, le zoo privé est tombé en ruine. Les animaux ont alors pris la fuite vers les rivières situées à proximité, où ils ont rapidement proliféré.
Et c’est précisément cette prolifération qui pose aujourd'hui problème au gouvernement colombien, qui prévoit de réduire de manière significative la population d’hippopotames introduits dans la région par le narcotrafiquant. Selon les scientifiques, qui n’hésitent pas à exprimer leurs inquiétudes, ces spécimens représentent une menace pour l'écosystème local. Des espèces telles que les tortues d’eau douce ou les lamantins pourraient, par conséquent, être amenées à disparaître dans la zone. En outre, il y aurait un risque pour la population locale ainsi que pour l’état des champs alentour.
Irene Vélez Torres, la ministre colombienne de l'Environnement, a indiqué que les autorités avaient initialement pour projet d'abattre près de quatre-vingts hippopotames, précisant que toutes les tentatives de relocaliser les individus dans des parcs naturels ou des zoos du Mexique, des Philippines ou encore d’Inde, s'étaient soldées par un échec. Selon la ministre, il était essentiel de prendre la mesure de la menace et d’agir rapidement pour contrôler le développement de la population, ne manquant pas d’indiquer que des plans de relocalisation étaient toujours en cours.
En Colombie, le nombre d'hippopotames vivants atteindrait les 200. Et, sans opérations de contrôle, cette colonie pourrait grimper à 1 000 individus d'ici 2035.
(Romain Sart/©The Global Nature 2026/Picture : Birger Strahl via Unsplash)
