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Plus de 30 bébés tigres de Sibérie sont nés en Chine : un espoir pour cette espèce rare (mais ils resteront en captivité)

  • 29 mai 2026 14:39

Dans le Parc des tigres de Sibérie de Hailin, plus de 30 petits sont nés : un signal fort pour la préservation de l’une des espèces les plus rares au monde. Cependant, ces animaux passeront toute leur vie en captivité.

Plus de 30 bébés tigres de Sibérie sont venus au monde ces dernières semaines dans le vaste Parc des tigres de Sibérie de Hailin, dans la province chinoise du Heilongjiang. Un chiffre qui, pour une espèce considérée comme l’une des plus menacées de la planète, représente un résultat majeur en matière de conservation animale.

Les naissances ont commencé début avril, en plein cœur de la période principale de reproduction naturelle de l’espèce, qui s’étend jusqu’en juin. Selon les soigneurs du centre, les petits qui naissent dans cette fenêtre saisonnière ont tendance à avoir de meilleures chances de survie grâce à des conditions climatiques plus favorables.

Couveuses, surveillance permanente et alimentation à intervalles réguliers

Les tout premiers jours de vie des petits sont extrêmement délicats. Beaucoup sont installés dans des couveuses à température contrôlée, maintenue autour de 28 degrés (Celsius), car les jeunes tigres ne parviennent pas encore à réguler eux‑mêmes leur température corporelle.

Les équipes se relaient en continu : les bébés sont nourris au lait toutes les quatre à six heures, pesés chaque jour et soumis à un suivi constant. Même la stimulation du transit intestinal et le contrôle de leurs mouvements sont effectués manuellement par les soigneurs.

Au bout d’environ un mois, la transition progressive vers la viande hachée commence, tandis que le sevrage complet peut prendre jusqu’à trois mois. Lorsqu’ils atteignent 40 jours, les petits sont sortis en plein air pour prendre le soleil, courir dans l’herbe et développer leurs réflexes ainsi que leur musculature.

Pour les soigneurs, distinguer des dizaines de bébés qui semblent identiques n’a rien de compliqué. Chaque tigre possède un motif de rayures unique, comparable à des empreintes digitales humaines. Les yeux, le museau et les traits du visage aident également le personnel à les identifier et à leur attribuer un nom.

Une bonne nouvelle, mais pas une vraie liberté

La hausse des naissances représente certes un signal encourageant pour l’avenir de l’espèce, autrefois largement répandue entre la Sibérie russe et les forêts du nord‑est de la Chine. Néanmoins, la réalité reste complexe : ces tigres vivent malgré tout en captivité.

Heureusement, les animaux ne sont pas enfermés dans de petites cages. Ils évoluent toutefois dans de vastes enclos contrôlés où le contact avec les touristes fait partie intégrante de l’expérience du parc. Les visiteurs peuvent donner de la viande aux tigres, se faire photographier avec eux et les observer depuis des jeeps protégées, alors que les fauves bondissent parfois sur les toits des véhicules pour attraper la nourriture lancée par le personnel. Autant de scènes qui rappellent que ces grands prédateurs, même s’ils évoluent dans de grands espaces, ne connaissent pas la véritable liberté de leur habitat d’origine, fait de forêts, de neige et de chasse sauvage.

Source : 黑龙江海林:10只满月东北虎幼崽亮相-黑龙江省人民政府

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