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Le Népal lance un plan pour nettoyer l’Everest qui étouffe sous les déchets

  • 15 janv. 2026 20:00

Le mont Everest, la plus haute montagne du monde, est menacé non seulement par le réchauffement climatique, mais aussi par le problème croissant des déchets. À plus de 8 000 mètres d'altitude, où les températures descendent en dessous de -20 °C et où l'oxygène est rare, la montagne est envahie par les objets abandonnés par les alpinistes et les touristes, ce qui constitue une véritable urgence environnementale et sanitaire.

Ces dernières années, le Népal a tenté de remédier à la situation en mettant en place un système de caution : chaque alpiniste devait payer 4 000 dollars (env 3400 euros) et rapporter au moins 8 kilos de déchets pour récupérer cette somme. Cette stratégie s'est toutefois révélée inadéquate. De nombreux objets encombrants, tels que des tentes ou des bouteilles d'oxygène vides, ont été laissés sur les pentes les plus élevées, tandis que les déchets plus légers ont été principalement ramassés dans les camps les plus bas. Ainsi, le sommet et les zones les plus extrêmes sont restés étouffés par des tonnes de déchets accumulés au fil du temps.

Une nouvelle stratégie pour nettoyer l'Everest

Le Népal adopte désormais une approche plus directe, basée sur le principe du paiement au résultat. Comme l'a révélé une interview accordée à la BBC, la caution remboursable a été supprimée et remplacée par une contribution obligatoire et non remboursable d'environ 4 000 dollars, qui sera déposée dans un fonds de sécurité sociale de la montagne.

Ce fonds financera des opérations de nettoyage professionnelles menées par des équipes spécialisées et soutenues par des technologies modernes, telles que des drones qui peuvent transporter jusqu'à 15 kilos de déchets de la zone mortelle au camp de base en quelques minutes - une tâche qui prend normalement des heures à un sherpa.

Les déchets, mais aussi les matières fécales gelées et les boues chimiques menacent la sécurité biologique de l'Everest et des bassins fluviaux situés en contrebas, qui sont essentiels pour plus d'un milliard de personnes en aval. La combinaison de microplastiques, de toxines et de bactéries montre clairement que la pollution sur les plus hautes montagnes du monde n'est pas seulement un problème pour les alpinistes, mais une catastrophe environnementale mondiale.

Des règles plus strictes et la protection des montagnes

Outre les drones, les nouvelles règles prévoient un inventaire obligatoire de tous les objets qui accompagnent l'expédition, y compris les échelles, les drapeaux et les consommables. Même les drapeaux de prière doivent être biodégradables, ce qui met fin à l'ère des matériaux synthétiques qui restent en place pendant des décennies et pourrissent lentement.

L'ascension de l'Everest reste une entreprise coûteuse, mais les coûts augmentent encore, justifiés par la nécessité de protéger l'écosystème de la plus haute montagne du monde. Ce faisant, le Népal envoie un message clair : l'Everest ne doit plus être considéré comme un dépotoir.

 

 

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