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La Terre est en train de perdre son bouclier climatique à cause des microplastiques

  • 18 janv. 2026 14:00

On les retrouve désormais dans tous les milieux, y compris les eaux océaniques profondes, les réserves d’eau douce, l’atmosphère, les sols, la glace arctique et même dans le corps humain. Les microplastiques, ces minuscules particules de plastique de moins de 5 mm, sont bien plus répandus qu’on ne l’imagine.

Ils transportent des toxines qui sont ingérées par les organismes vivants, y compris les êtres humains, provoquant diverses maladies, bouleversant les écosystèmes, mettant en péril la vie aquatique et réduisant la fertilité des sols. Mais que savons-nous réellement de leur impact sur les écosystèmes marins ?

C’est ce que tente de comprendre une étude tout juste publiée dans le Journal of Hazardous Materials: Plastics. Les microplastiques sont certes largement reconnus comme des polluants, mais l’étude montre qu’ils interfèrent aussi avec la capacité de l’océan à absorber le dioxyde de carbone.

Les microplastiques perturbent la vie marine, affaiblissent la « pompe biologique à carbone » et émettent même des gaz à effet de serre lorsqu’ils se dégradent, explique Ihsanullah Obaidullah, professeur associé en technologies intégrées de traitement de l’eau à l’Université de Sharjah et auteur correspondant de l’étude. À terme, ces changements pourraient entraîner le réchauffement et l’acidification des océans ainsi qu’une perte de biodiversité, menaçant la sécurité alimentaire et les communautés côtières du monde entier.

Les océans constituent le plus grand puits de carbone de la planète, mais les micro-plastiques sont en train de saper ce bouclier naturel contre le changement climatique.

Plus de 10 millions de tonnes de déchets plastiques pénètrent chaque année dans les océans, dont 99 % sont principalement constitués de fibres issues des textiles et des vêtements qui coulent dans les abysses. Les microplastiques, à eux seuls, peuvent être toxiques pour la faune des grands fonds, mais ils peuvent aussi véhiculer d’autres polluants nocifs comme les PFAS et les métaux lourds, capable d’affecter l’ensemble de la chaîne alimentaire.

L’impact des microplastiques sur la santé des océans, en particulier en ce qui concerne leur potentiel de réchauffement et d’acidification des mers, reste un sujet de préoccupation. Cependant, la littérature existante présente d’importantes lacunes dans les méthodologies permettant de calculer ou de prévoir ces impacts, ce qui met en lumière des pistes majeures pour de futures recherches, conclut l’étude.

 

 

 

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