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Triste record : la température de la Méditerranée atteint 33,2 degrés

  • 08 août 2026 20:00

Une bouée située près de l'île de Sa Dragonera, à l’ouest de Majorque (Espagne), a enregistré une température de surface de la mer de 33,2 °C. Il pourrait s’agir de la température la plus élevée jamais mesurée en mer Méditerranée. C’est ce qu’a annoncé l’Aemet, le service météorologique espagnol, qui a relevé cette température mercredi à 16 heures.

Dans le quotidien espagnol El País, le climatologue, météorologue et chercheur Samuel Biener a qualifié ce chiffre de "vraiment insensé". "Le relevé affectué près de Dragonera est a priori le plus élevé depuis le début des mesures effectuées en pleine mer Méditerranée espagnole, et probablement dans toute la partie occidentale de la Méditerranée", a déclaré l’expert. La température de l’eau serait donc la plus élevée jamais mesurée dans les eaux bordant l’Espagne, l’Italie et la France, mais aussi le Maroc et l’Algérie.

La mesure a été effectuée à environ trois mètres sous la surface. Elle dépasserait le précédent record de 31,8 °C, enregistré au même endroit en 2024. "Nous parlons ici d’une différence de plus d’un degré, ce qui est énorme pour la température de l’eau de mer", explique Samuel Biener. "Si l’on prend comme repère la température moyenne entre 1982 et aujourd’hui, soit 25 °C, nous sommes face à une anomalie de 8 °C, ce qui est considérable."

Les experts affirment que la Méditerranée se réchauffe rapidement et que les températures sont désormais largement supérieures aux moyennes historiques. Les vagues de chaleur marines sont également de plus en plus longues. Une mer plus chaude entraîne des nuits plus douces sur les côtes, intensifie les tempêtes et pourrait fournir davantage d’énergie à de futures pluies torrentielles lorsque les conditions atmosphériques sont favorables.

Les écosystèmes marins en souffrent eux aussi, avec notamment une mortalité massive parmi les herbiers marins, les poissons et les crustacés. Le réchauffement de l’eau favorise également la propagation d’espèces tropicales invasives. Il modifie enfin les habitudes touristiques : les vacanciers décalent leurs séjours des mois d’été les plus chauds vers le printemps et l’automne.

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