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Extinction des dinosaures : le profil inédit de la météorite destructrice révélé

  • 26 juil. 2026 11:54

C'était il y a plus de 66 millions d'années. L'impact d'une mystérieuse météorite de 10 à 15 kilomètres de large, filant à 64 000 km/h, a formé le cratère de Chicxulub au Mexique, provoquant l'extinction de 75 % des espèces présentes sur Terre, dont les dinosaures. 

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'université de la Colombie-Britannique (Vancouver), relayée par The Debrief, les analyses isotopiques du nickel piégé dans les argiles de l'époque révèlent que la météorite appartenait à une catégorie très rare : les chondrites carbonées de type Ornans (CO). 

Philippe Claeys, professeur de géologie à la Vrije Universiteit Brussel (Belgique) et coauteur des travaux, précise que ces roches s'éloignent radicalement des météorites classiques qu'on a l'habitude de voir dans les musées et qu'elles contiennent beaucoup moins d'éléments volatils (zinc, soufre, carbone ou eau).

Cette signature chimique nuance le scénario habituel de l'extinction des dinosaures. Le soufre notamment, un élément volatil, est considéré comme l'un des acteurs clés du grand refroidissement qui a suivi l'impact. Pourtant, une chondrite CO en contient deux fois moins que les autres types d'astéroïdes. Cette observation incite les chercheurs à réévaluer le rôle exact des roches terrestres pulvérisées lors du choc.

Une provenance encore incertaine 

En s'appuyant sur ces données, les scientifiques expliquent : "En combinant nos nouvelles données isotopiques du nickel avec les preuves existantes, nous démontrons que la composition de l'impacteur de Chicxulub était très probablement de type chondrite CO", un résultat rendu possible "compte tenu de l'abondance élevée du nickel dans les météorites primitives par rapport à la croûte terrestre et des compositions isotopiques distinctes qu'elles enregistrent".

Au-delà du mécanisme de l'extinction, ces découvertes suggèrent que l'astéroïde provenait des confins du système solaire externe, voire même des bordures de la ceinture d'astéroïdes à proximité de Jupiter. Bien que cela n'invalide pas la responsabilité de la météorite dans la crise biologique, Philippe Claeys conclut : "Le fait d’avoir été touchés par un projectile aussi rare et lointain met vraiment en évidence à quel point les dinosaures ont manqué de chance."

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