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Comment la flambée mondiale des cours de l'or est en train d'anéantir l'Amazonie

  • 30 juil. 2026 12:34

Dans le territoire autochtone de Sararé, l'activité minière illégale a complètement ravagé d'anciennes forêts. Elle a aussi lourdement pollué les cours d'eau au mercure.

Face aux ravages écologiques et à l'intensification de la violence liée à l'infiltration de groupes criminels armés comme le Commando Rouge, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a fait de l'éradication de ces campements une priorité absolue, marquant ainsi une rupture nette avec le laisser-faire de son prédécesseur, Jair Bolsonaro.

Récemment, d'importantes opérations ont été menées par les forces de sécurité afin d'expulser les trafiquants et de raser toutes les enclaves clandestines. Face à un secteur ultra-lucratif, qui s'adapte en se déployant la nuit, la tâche s'avère ardue et hautement dangereuse. 

Une folie mondiale 

En parcourant ces zones dévastées lors d'une enquête exclusive pour The Guardian, le journaliste Tom Phillips a pu observer, et mettre en lumière, l'ampleur des dégâts. Vue de haut, la scène est chaotique. De longues cicatrices brunes marquent un territoire autrefois densément boisé. Les mares, empoisonnées par le mercure, servent de bacs de lavage aux mineurs. Nilton Tubino, celui que l'on surnomme le "tsar des expulsions de Lula", rappelle l'impact de la conjoncture internationale actuelle : "Le cours de l'or et ce contexte mondial de folie ont un impact direct dans toute l'Amazonie.

Un impact vraiment durable ? 

Et malgré les dizaines d'interventions déjà menées, l'inquiétude ne disparaît pas pour autant. Ces résultats seront-ils pérennes ? Jackson Katitãurlu, chef du peuple autochtone Nambiquara vivant dans le Sararé, témoigne de cette tragédie locale : "C'est un véritable désert. Je suis né et j'ai grandi ici, et quand j'ai vu ça, je n'en croyais tout simplement pas mes yeux." Sa plus grande crainte ? Un retour systématique des orpailleurs dès le retrait des troupes de sécurité. "Si l'opération est suspendue, je pense qu'ils reviendront. À 100%, ils reviendront.

De son côté, Nilton Tubino réaffirme sa détermination à poursuivre cette lutte, essentielle pour la sécurité et la protection des populations locales, confiant dans un sourire : "Des vacances ? Ça n'existe pas."

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